La dot

La dot, ce n’etait pas un cadeau

En Nouvelle-France, au moment de se marier, on allait chez le notaire. Dans le contrat, on ecrivait ce que la future mariee apportait : de l’argent, des vetements, du linge, parfois des animaux ou des meubles. C’etait sa dot.

Cette dot restait a elle. Si son mari decedait, elle la recuperait pour se reloger.

La dot des Filles du Roy

Anne Marguerite Brandon, notre ancetre, est une Fille du Roy arrivee le 18 aout 1665.

Pour aider la colonie, c’est la Couronne qui payait le voyage et qui donnait une dot pour le mariage : 50 livres pour les filles de milieux humbles, et 100 livres pour celles de milieux plus aises.

Concretement, la dot c’etait souvent : une somme de 50 livres, un coffre avec des vetements adaptes au climat, et des provisions des magasins du Roi.

Le douaire et le preciput

Dans le meme contrat, on ecrivait deux autres choses tres importantes :

  • Le douaire : la somme que le mari promet a sa femme si elle devient veuve.
  • Le preciput : ce que le survivant pouvait prendre avant de partager les biens : son lit, ses habits, ses armes.

Et pour Pierre Dagenais et Anne Brandon ?

Ils se marient le 17 novembre 1665 a Ville-Marie. Comme tous les couples de l’epoque, ils ont signe un contrat devant notaire. C’est dans ce contrat qu’on trouverait le detail de la dot d’Anne.

C’est ce contrat qui est le point de depart de notre lignee en Amerique.

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