Georges Therrien dit Jamieson : L’orphelin irlandais de la Grosse-Île

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Histoire familiale · Immigration irlandaise · Grosse-Île · Saint-Casimir

Au milieu du XIXe siècle, l’histoire des familles québécoises croise celle de milliers d’immigrants irlandais fuyant la Grande Famine.

Parmi les enfants recensés dans les documents de cette époque figure Courtney Hutchison, âgé de sept ans, dont le parcours aurait rejoint celui de la famille Therrien de Saint-Casimir.

La tradition familiale associe cet enfant à Georges Therrien dit Jamieson, ancêtre de la branche maternelle des familles Dusablon et Dagenais.

Cette recherche présente les renseignements transmis dans la famille et les pistes documentaires permettant d’en approfondir l’histoire.

Évocation historique de l'immigration irlandaise à Grosse-Île en 1847 et du parcours de l'enfant Courtney Hutchison
Grosse-Île et l’immigration irlandaise de 1847 — Évocation historique du parcours de Courtney Hutchison et de son accueil à Québec.

Grosse-Île : l’année 1847

L’année 1847 constitue un épisode majeur de l’histoire de l’immigration irlandaise au Canada.

Fuyant la Grande Famine, des dizaines de milliers d’émigrants traversent l’Atlantique dans des conditions difficiles.

La station de quarantaine de Grosse-Île, située dans le fleuve Saint-Laurent, accueille alors un nombre exceptionnel de voyageurs.

Les maladies, particulièrement le typhus, et les conditions sanitaires de l’époque entraînent de nombreux décès et laissent plusieurs enfants sans soutien familial.

Des institutions de Québec et des familles d’accueil participent à la prise en charge de ces orphelins.

C’est dans ce contexte historique que s’inscrit le parcours attribué à Courtney Hutchison.

Courtney Hutchison, un enfant irlandais

Les renseignements recueillis dans la documentation familiale mentionnent Courtney Hutchison, un enfant irlandais âgé de sept ans.

Il aurait été inscrit à l’asile catholique de Québec le 15 septembre 1847 avant d’être confié à une personne identifiée sous le nom de P. Thérien, de Saint-Casimir.

Une mention attribuée à la Canada Gazette indique son nom, son âge et le nom du destinataire.

Cette inscription constitue une piste particulièrement importante pour les recherches généalogiques.

Elle permet de rechercher le parcours d’un enfant immigrant dans les archives relatives à l’accueil des orphelins irlandais.

Toutefois, la correspondance entre Courtney Hutchison et Georges Therrien dit Jamieson doit être établie à l’aide de documents complémentaires.

Le témoignage de Jeannette Therrien-Bélanger

La mémoire familiale conserve également le témoignage de Jeannette Therrien-Bélanger.

Selon ce récit, l’enfant aurait perdu son père pendant la traversée de l’Atlantique, tandis que sa mère serait demeurée en Irlande.

L’enfant, alors âgé d’environ sept ou huit ans, aurait ensuite été accueilli dans une famille de Saint-Casimir.

Ce témoignage oral représente une source précieuse pour orienter les recherches.

Il importe cependant de distinguer les souvenirs transmis d’une génération à l’autre des événements confirmés par les actes historiques.

Les grandes souches de la famille Therrien

L’histoire des familles Therrien en Nouvelle-France repose sur plusieurs branches anciennes.

La documentation de l’Association des familles Therrien présente notamment deux souches pionnières :

  • Pierre Therrien et Gabrielle Mineau, dont l’union est située vers 1670 dans la documentation familiale.
  • Jean Terrien et Judith Rigaud, mariés le 20 décembre 1643 à Saint-Jacques-de-Dieppe, en Normandie.

Les recherches associent ces familles à des origines françaises, notamment dans les régions de La Rochelle et de La Jarne.

Plusieurs graphies du patronyme se retrouvent dans les documents anciens.

La branche irlandaise : Georges Jamieson dit Therrien

Dans les registres du XIXe siècle apparaît Georges Jamieson, également désigné sous les graphies Seamson ou Simson, dit Therrien.

Le 21 novembre 1865, il épouse Lumina Allard à Saint-Casimir, selon les renseignements généalogiques familiaux.

Leur fille Emma naît le 29 juin 1870.

Elle épouse Henri Dusablon le 15 juillet 1890 à Saint-Casimir.

Cette union permet de rattacher la branche Therrien dit Jamieson à la famille Dusablon.

Par les générations suivantes, cette lignée rejoint la famille Bélanger, puis la descendance Dagenais.

De Hutchison à Jamieson : une question généalogique

Comment un enfant recensé sous le nom de Courtney Hutchison aurait-il pu devenir Georges Jamieson dit Therrien ?

Les variations orthographiques étaient fréquentes au XIXe siècle, particulièrement lorsque des noms étrangers étaient consignés dans des registres francophones.

Les noms pouvaient évoluer selon leur prononciation, les habitudes des rédacteurs et les usages familiaux.

L’adoption ou l’accueil d’un enfant pouvait également entraîner l’utilisation d’un autre prénom ou d’un patronyme familial.

Ces possibilités constituent des hypothèses de recherche, et non une démonstration définitive du changement de nom.

La consultation des registres de mariage, de baptême, des recensements et des archives d’accueil demeure essentielle pour confirmer cette filiation.

Le blason de la famille Therrien

Le patrimoine familial Therrien est également représenté par des armoiries associées à son histoire et à son identité.

Armoiries associées à la famille Therrien, avec lion d'argent, épée, heaume et ornements verts
Armoiries associées à la famille Therrien — Illustration familiale.

Les éléments symboliques

  • Lion d’argent : symbole de courage et de bravoure.
  • Épée : symbole de justice et de droiture.
  • Lambrequins verts : évocation de l’espérance et de l’enracinement.
  • Heaume d’argent : élément traditionnel de l’héraldique.
  • Bannière Therrien : expression du rassemblement familial.

Ces interprétations symboliques accompagnent la présentation familiale des armoiries. Elles ne constituent pas, à elles seules, une preuve héraldique ou généalogique.

Les variantes du patronyme Therrien

Les recherches de l’Association des familles Therrien mentionnent diverses graphies ou formes associées au patronyme.

  • Terrien, Therrien et Thérien.
  • Tarian.
  • Pharmer, Farmer, Lander et Taylor, selon les variantes répertoriées dans la documentation associative.

Ces différentes formes rappellent l’importance de rechercher plusieurs orthographes lorsqu’on consulte les archives anciennes.

Les liens avec les familles Dusablon et Bélanger

La fille de Georges Therrien dit Jamieson et de Lumina Allard, Emma Therrien, épouse Henri Dusablon le 15 juillet 1890.

Leur fille Béatrice Dusablon naît le 4 février 1906 à Saint-Casimir.

Elle épouse Georges Antonio Bélanger à Noranda le 11 octobre 1941.

Cette union assure la continuité de la branche maternelle et relie l’histoire familiale de Saint-Casimir à celle de l’Abitibi.

Pour approfondir cette lignée, consultez :

Sources et références documentaires

Les sources ci-dessous permettent de poursuivre les recherches sur les origines des familles Therrien, l’immigration irlandaise et le parcours de Courtney Hutchison.

  1. Association des familles Therrien — Recherches sur les origines, les branches familiales et les variantes du patronyme.
  2. Documentation généalogique familiale Dagenais-Therrien — Références aux premières générations des familles Therrien.
  3. Registres paroissiaux de Saint-Casimir — Mariage de Georges Jamieson dit Therrien et Lumina Allard, et mariage d’Emma Therrien et Henri Dusablon, à confirmer par consultation des actes.
  4. Témoignage familial de Jeannette Therrien-Bélanger — Souvenirs concernant l’enfant irlandais accueilli dans la famille.
  5. Marianna O’Gallagher — Référence patrimoniale — Travaux consacrés à l’immigration irlandaise et à Grosse-Île.
  6. Bibliothèque et Archives Canada — Canada Gazette, mai 1848 — Référence à consulter pour la mention de Courtney Hutchison et P. Thérien. La date exacte de publication doit être vérifiée.
  7. Parcs Canada — Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais — Contexte historique de l’immigration et de la quarantaine en 1847.

Note documentaire : cette publication distingue les renseignements issus de la mémoire familiale et les éléments à confirmer dans les registres originaux. L’identification de Courtney Hutchison à Georges Jamieson dit Therrien reste une hypothèse généalogique à étayer.

Une histoire à préserver

Le parcours de Courtney Hutchison et de la famille Therrien rappelle les liens qui se sont créés entre les immigrants irlandais et les familles canadiennes-françaises au XIXe siècle.

À travers cette histoire, nous retrouvons les thèmes de l’accueil, de l’intégration et de la transmission familiale.

La recherche documentaire permettra peut-être de préciser davantage les circonstances de ce parcours et de confirmer les liens transmis dans notre mémoire familiale.

Préserver ces témoignages et poursuivre les recherches contribuent à enrichir l’histoire des familles Dagenais en Amérique.

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