Familles Dusablon et Therrien de Saint-Casimir : Origines et arbres complets

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Illustration historique d'Alexandre Dusablon, cultivateur à Saint-Casimir
Alexandre Dusablon, cultivateur à Saint-Casimir — Illustration historique.

Les familles Dusablon et Therrien de Saint-Casimir — Origines et arbres généalogiques

Portneuf · Sainte-Anne-de-la-Pérade · Saint-Casimir · Grosse-Île · Noranda

L’histoire des familles Dusablon et Therrien nous conduit des anciennes provinces françaises jusqu’aux rives du Saint-Laurent, puis aux paroisses de Portneuf.

Ces familles ont participé au peuplement de Sainte-Anne-de-la-Pérade et de Saint-Casimir. Leurs descendants se sont ensuite établis dans différentes régions du Québec, notamment en Abitibi.

Cette recherche présente leurs origines, plusieurs générations connues, la branche associée à l’immigration irlandaise de 1847 et les liens qui conduisent jusqu’à Denise Bélanger et à sa descendance Dagenais.

Recherche et reconstitution généalogique : Jean-François Jeff Dagenais.

1. Les origines de la famille Dusablon

La documentation familiale fait remonter cette branche à Pierre Lévesque, originaire de l’Anjou, en France.

Né vers 1641, il serait le fils de Gilles Lévesque et de Mathurine Thibault, de Saint-Pierre de Doué-la-Fontaine, dans la région de Saumur.

Le 10 août 1677, il passe un contrat de mariage avec Marie Croiset, également appelée Croizet, devant le notaire Roy-Châtellereault à Sainte-Anne-de-la-Pérade, selon les renseignements conservés.

Marie Croiset est présentée dans les recherches familiales comme la fille de Pierre Croizet et de Marie Brouarde, originaire de Marennes.

Elle aurait précédemment été mariée à Jean Laquerre dit Rencontre.

Le couple Lévesque-Croiset s’établit à Sainte-Anne-de-la-Pérade et fonde une famille.

Les enfants mentionnés

Quatre enfants figurent notamment dans la documentation transmise :

  • Pierre Lévesque.
  • Madeleine Lévesque.
  • Edmond Lévesque.
  • Mathurin Lévesque.

La consultation des actes paroissiaux demeure nécessaire pour confirmer la composition complète de cette famille.

2. L’apparition du nom Dusablon

Le patronyme Dusablon trouve son origine dans l’usage des noms dits en Nouvelle-France.

Selon les travaux généalogiques cités dans la documentation familiale, le surnom Dusablon apparaît associé à Lévesque vers 1727.

Au fil des générations, certaines branches emploient progressivement le seul patronyme Dusablon.

Vers le début du XIXe siècle, ce nom est devenu courant chez plusieurs descendants de Pierre Lévesque.

Cette évolution rappelle l’importance de rechercher les deux patronymes lorsqu’on consulte les registres anciens.

Armoiries symboliques associées aux familles Lévesque et Dusablon

Armoiries associées aux familles Lévesque et Dusablon — Devise : « Labeur et courage ».

3. Les Dusablon à Saint-Casimir en 1842

Selon les recherches familiales, cinq familles Dusablon sont établies à Saint-Casimir, dans Portneuf, en 1842.

Au nord de la rivière Sainte-Anne vivent Antoine Dusablon, appartenant à la cinquième génération, ainsi que son fils Hilaire.

Sur la rive sud se trouvent trois autres ménages :

  • Joseph Dusablon, époux d’Angèle Rivard.
  • Joseph Dusablon, époux d’Esther Perreault.
  • Pierre Dusablon, époux de Marie-Josephte Tessier.

Cette implantation illustre l’enracinement de la famille à Saint-Casimir durant le XIXe siècle.

4. Les origines de la famille Therrien

Les recherches sur les Therrien de Nouvelle-France mentionnent deux grandes souches pionnières.

La première est associée à Pierre Therrien et Gabrielle Mineau, dont le mariage est situé vers 1670. La documentation familiale leur attribue quatorze enfants.

La seconde est celle de Jean Terrien et Judith Rigaud, mariés le 20 décembre 1643 à Saint-Jacques-de-Dieppe, en Normandie.

L’Association des familles Therrien documente plusieurs branches de ce patronyme, ainsi que ses différentes formes orthographiques.

Parmi celles-ci figurent Terrien, Therrien, Thérien et d’autres variantes mentionnées dans les recherches associatives.

Armoiries associées aux familles Therrien, représentant un lion d'argent et une épée

Armoiries associées à la famille Therrien — Illustration héraldique.

5. La souche Therrien de Saint-Casimir

La branche étudiée à Saint-Casimir est associée à Pierre Therrien et Marguerite Langlois.

Selon la documentation familiale, leur mariage a lieu à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Leur ascendance aurait des liens avec l’Île d’Orléans et l’Île-aux-Coudres.

Les renseignements conservés relient cette branche aux descendants de Pierre Therrien et Gabrielle Mineau, mais les générations intermédiaires devront être confirmées par les actes.

Une autre branche, rattachée à Marcel Therrien de Nicolet et Simone Tessier, est également mentionnée dans les recherches sur Saint-Casimir.

6. Les enfants de Pierre Therrien et Marguerite Langlois

Le relevé familial mentionne onze enfants. Les dates et mariages ci-dessous sont présentés selon cette source et restent à confronter aux registres paroissiaux.

  1. Marguerite — Née le 19 octobre 1820. Décédée le 16 mai 1842. Mariée à Olivier Xavier Charette le 10 janvier 1837.
  2. Louis — Né le 16 février 1822. Époux de Marie-Euphrosine Gendron.
  3. Marie-Desneiges — Née le 26 mai 1823. Décédée le 6 mai 1854. Mariée à Joseph Bélanger le 9 septembre 1851.
  4. Marie-Odile — Née le 1er juillet 1824. Décédée le 13 octobre 1880. Mariée à Olivier Crête le 27 août 1849.
  5. Léocadie — Née le 17 octobre 1826.
  6. Pierre — Né le 21 mai 1828. Décédé le 9 mai 1887. Époux de Philie Baril.
  7. Marie — Née le 4 septembre 1829.
  8. Célina — Née vers 1831. Décédée le 14 juin 1900. Mariée à Michel Crête le 3 octobre 1859.
  9. Antoine Noé, dit Pierre-Noé — Né le 15 décembre 1832. Époux de Camille Audet.
  10. Sophie — Née le 29 janvier 1834. Mariée à Zéphirin Vallée le 6 juillet 1852.
  11. Éléonore — Née le 16 janvier 1836. Décédée le 6 mars 1837.

La branche d’Antoine Noé Therrien

Antoine Noé Therrien, également désigné comme Pierre-Noé dans les notes familiales, naît le 15 décembre 1832 à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Son mariage avec Camille Audet constitue un point de départ pour poursuivre l’étude de cette branche.

7. Grosse-Île en 1847 : Courtney Hutchison

Durant la Grande Famine irlandaise, des milliers d’émigrants traversent l’Atlantique en direction du Canada.

La station de quarantaine de Grosse-Île joue un rôle central dans leur accueil.

La documentation familiale mentionne Courtney Hutchison, un enfant irlandais de sept ans, qui aurait été inscrit à l’asile catholique de Québec en septembre 1847.

Une mention attribuée à la Canada Gazette indique son placement auprès de P. Thérien, de Saint-Casimir.

Cette mention constitue une piste documentaire importante.

Elle ne suffit cependant pas à établir avec certitude que Courtney Hutchison est devenu Georges Jamieson dit Therrien.

Document historique illustrant les recherches sur les orphelins irlandais de 1847

Grosse-Île et les orphelins irlandais de 1847 — Document de recherche familiale.

8. Le témoignage de Jeannette Therrien-Bélanger

La mémoire familiale conserve un témoignage concernant les origines irlandaises attribuées à Georges Jamieson dit Therrien.

Selon Jeannette Therrien-Bélanger, un enfant âgé d’environ sept ou huit ans aurait quitté l’Irlande durant la Grande Famine.

Son père serait décédé pendant la traversée, tandis que sa mère serait demeurée en Irlande.

L’enfant aurait ensuite été accueilli dans une famille Therrien de Saint-Casimir.

Ces renseignements constituent un témoignage familial important, mais ils doivent être distingués des faits confirmés par les archives.

9. Georges Jamieson dit Therrien et Lumina Allard

La documentation familiale présente Georges Jamieson, également désigné sous les graphies Seamson ou Simson, dit Therrien.

Le 21 novembre 1865, il épouse Lumina Allard à Saint-Casimir, selon les renseignements généalogiques conservés.

Leur fille Emma naît le 29 juin 1870.

Le 15 juillet 1890, Emma épouse Henri Dusablon.

Cette union relie les deux branches familiales étudiées dans cet article.

10. Arbre généalogique : des Dusablon aux Dagenais

La généalogie familiale permet de suivre plusieurs générations jusqu’à la descendance contemporaine.

Les origines anciennes

Pierre Lévesque, né vers 1641 en Anjou.

Union avec Marie Croiset, contrat du 10 août 1677 à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

↓

Edmond Lévesque dit Dusablon (1683–1732), époux de Marie-Anne Morand, selon la documentation familiale.

Les générations reliant Edmond à Henri Dusablon doivent être établies individuellement avant de présenter cette succession comme une chaîne de filiation complète.

La branche Therrien-Dusablon

Georges Jamieson dit Therrien et Lumina Allard.

Mariage : 21 novembre 1865.

↓

Emma Therrien dit Jamieson, née le 29 juin 1870.

Épouse Henri Dusablon le 15 juillet 1890.

↓

Béatrice Dusablon (1906–1971), née à Saint-Casimir.

La branche Bélanger-Dagenais

Georges Antonio Bélanger (1903–1952).

Époux de Béatrice Dusablon, mariage du 11 octobre 1941 à Noranda.

↓

Denise Bélanger, née le 23 octobre 1944 à Noranda.

↓

Jean-François Jeff Dagenais, fils de Denise Bélanger.

Cette succession relie les familles rurales de Portneuf aux descendants établis dans d’autres régions du Québec.

11. Les recherches à poursuivre

Plusieurs vérifications permettront de consolider cette reconstitution généalogique.

  • Consulter les actes originaux de Pierre Lévesque et Marie Croiset.
  • Documenter les générations intermédiaires des Dusablon.
  • Vérifier les relevés des enfants de Pierre Therrien et Marguerite Langlois.
  • Confirmer la référence à Courtney Hutchison dans les archives de 1847–1848.
  • Établir ou écarter la correspondance entre Courtney Hutchison et Georges Jamieson dit Therrien.

12. Articles complémentaires

Ces publications permettent d’approfondir plusieurs branches de cette histoire familiale.

13. Sources et références

Les sources suivantes proviennent des recherches familiales et des documents mentionnés dans l’article original.

  1. Jean Rompré — La famille Rompré en Nouvelle-France et travaux des Amis de l’histoire de La Pérade.
  2. Association des familles Therrien — Recherches sur les souches familiales.
  3. Archives paroissiales — Sainte-Anne-de-la-Pérade et Saint-Casimir.
  4. Jeannette Therrien-Bélanger — Témoignage familial concernant la branche irlandaise.
  5. Marianna O’Gallagher — Travaux sur l’immigration irlandaise et la Grosse-Île.
  6. Canada Gazette — Référence de mai 1848 concernant Courtney Hutchison, à vérifier dans le document original.
  7. Parcs Canada — Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais.
  8. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
  9. Archives familiales Dagenais — Relevés, notes et documentation généalogique.

Note documentaire : certaines filiations et dates proviennent de recherches ou de traditions familiales. Elles doivent être vérifiées dans les actes originaux avant d’être considérées comme définitivement établies.

Un patrimoine familial à transmettre

Les familles Dusablon et Therrien occupent une place importante dans l’histoire de Saint-Casimir et de Portneuf.

Leur parcours révèle les liens entre les premiers établissements de Nouvelle-France, l’immigration du XIXe siècle et les générations suivantes.

Préserver les actes, les photographies et les témoignages permet de transmettre cette mémoire familiale aux descendants d’aujourd’hui et de demain.

Les familles Dagenais en Amérique

Histoire, mémoire et patrimoine familial

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