Le massacre de Lachine (1689) et la mort de nos ancêtres

Illustration historique du massacre de Lachine en 1689, montrant un établissement de Nouvelle-France en flammes près du fleuve Saint-Laurent.
Le massacre de Lachine, le 5 août 1689, et la disparition de Pierre Dagenais dit Lépine et d’Anne Marguerite Brandon, le 9 août 1689, à Rivière-des-Prairies.
Illustration créée avec l’aide de l’intelligence artificielle (ChatGPT).
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Nouvelle-France • Mémoire historique • 1689

Août 1689 : une tragédie en Nouvelle-France

L’été 1689 marque profondément l’histoire de la Nouvelle-France. Dans la région de Ville-Marie, plusieurs établissements sont frappés par une succession d’attaques qui bouleversent la vie des habitants.

Parmi ces événements, le massacre de Lachine, survenu le 5 août, demeure l’un des épisodes les plus marquants de cette période.

Quatre jours plus tard, le 9 août, Pierre Dagenais dit Lépine et son épouse Anne Marguerite Brandon, Fille du Roy, trouvent la mort à Rivière-des-Prairies, selon les recherches généalogiques.

Leur disparition représente une page douloureuse de notre histoire familiale, mais leur descendance permettra au nom Dagenais de traverser les siècles.

5 août 1689 Attaque de Lachine
9 août 1689 Décès de Pierre et Anne à Rivière-des-Prairies

Le contexte historique

À la fin du XVIIe siècle, les relations entre la Nouvelle-France et les nations de la Confédération haudenosaunee sont marquées par de profondes tensions.

Les rivalités entourant le commerce des fourrures, les alliances entre nations et les expéditions militaires contribuent à entretenir un climat d’insécurité.

En 1687, le gouverneur Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, dirige une importante expédition militaire contre les Sénécas.

Cette campagne et les conflits qui l’entourent aggravent les hostilités entre les parties concernées.

Deux ans plus tard, les établissements français de la région montréalaise subissent une nouvelle offensive.

La nuit du 4 au 5 août 1689

Au matin du 5 août 1689, une force d’environ 1 500 guerriers haudenosaunee attaque les habitations de Lachine, situées à l’ouest de Ville-Marie.

L’assaut surprend la population et provoque d’importantes pertes humaines et matérielles.

Selon le Répertoire du patrimoine culturel du Québec, 24 colons perdent la vie, plus de 60 personnes sont capturées et 56 des 77 habitations sont détruites.

Les chiffres historiques
  • Environ 1 500 guerriers prennent part à l’attaque.
  • 24 habitants sont tués lors de l’offensive.
  • Plus de 60 personnes sont capturées.
  • 56 habitations sur 77 sont détruites.

Les événements provoquent une profonde inquiétude dans les établissements voisins.

Lachine devient alors l’un des symboles des conflits qui marquent les dernières décennies du XVIIe siècle en Nouvelle-France.

Qui étaient Pierre Dagenais et Anne Brandon ?

Pierre Dagenais dit Lépine

Né vers 1634 dans la région de La Rochelle, Pierre Dagenais dit Lépine fait partie des premiers membres de notre lignée familiale établis en Nouvelle-France.

Fils d’Arnaud Dagenais et d’Andrée Poulet selon les données familiales retenues, il exerce le métier de tailleur d’habits.

Sa présence dans la colonie est attestée dès les années 1650. Il participe également à la vie de Ville-Marie, notamment à sa milice.

Anne Marguerite Brandon

Anne Marguerite Brandon, née en 1634, est connue comme une Fille du Roy.

Fille de Daniel Brandon et de Jeanne Proligne, elle rejoint la Nouvelle-France en 1665.

Le 17 novembre de cette année, elle épouse Pierre Dagenais dit Lépine à Ville-Marie.

Ensemble, ils fondent une famille dont la mémoire occupe une place centrale dans l’histoire des Dagenais en Amérique.

Rivière-des-Prairies • 9 août 1689

La mort de nos ancêtres

Le 9 août 1689, quatre jours après le massacre de Lachine, Pierre Dagenais et Anne Brandon trouvent la mort à Rivière-des-Prairies.

Ce décès survient dans le contexte des affrontements qui touchent alors les établissements de la région montréalaise.

Pendant longtemps, certaines généalogies ont présenté des informations différentes au sujet du sort d’Anne Brandon.

Un document notarié découvert et étudié par des généalogistes permet cependant de préciser ce qui est arrivé au couple.

La procuration du 21 septembre 1702

Le 21 septembre 1702, les enfants du couple sont mentionnés dans une procuration passée devant le notaire Pierre Raimbault.

Ce document présente Pierre Dagenais et Anne Brandon comme deux personnes décédées à la suite des attaques survenues environ quatorze ans auparavant.

Un document essentiel

La procuration de 1702 constitue une preuve généalogique importante du décès des deux parents.

Elle permet notamment de confirmer qu’Anne Brandon n’avait pas survécu à Pierre, contrairement à certaines affirmations anciennes.

Les archives ne permettent toutefois pas de reconstituer avec certitude chacun des gestes ou déplacements du couple durant ses derniers jours.

Il convient donc de préserver la distinction entre les faits documentés et les récits transmis au fil des générations.

Six enfants et une descendance

Pierre et Anne ont six enfants connus dans les recherches consacrées à leur famille.

  • Michel Dagenais

    Baptisé le 29 septembre 1666.

  • Françoise Dagenais

    Née le 3 mars 1668.

  • Cécile Dagenais

    Également connue dans les actes et les alliances familiales.

  • Pierre Dagenais fils

    Né en 1672 et décédé en 1749.

  • Élisabeth Dagenais

    Sa descendance contribue aux alliances avec d’autres familles.

  • Cunégonde Dagenais

    Baptisée le 3 septembre 1679 et décédée en bas âge.

Parmi les enfants du couple, Pierre Dagenais fils assure la continuité patronymique connue de notre famille.

Les filles de Pierre et d’Anne participent également à la transmission de leur descendance par leurs alliances avec d’autres familles de la Nouvelle-France.

Une mémoire qui traverse les générations

Le décès tragique de Pierre Dagenais dit Lépine et d’Anne Marguerite Brandon ne marque pas la fin de leur histoire familiale.

Leur descendance contribue à l’établissement et au développement de nombreuses familles en Amérique du Nord.

Aujourd’hui, leurs noms demeurent au cœur de nos recherches généalogiques.

Chaque registre paroissial, chaque acte notarié et chaque nouvelle découverte permettent de mieux comprendre leur parcours.

En préservant cette mémoire, nous transmettons aux générations futures une part de leurs racines et de l’histoire de la Nouvelle-France.

Sources historiques et généalogiques

Les informations présentées dans cet article reposent sur les études historiques et les sources généalogiques disponibles.

Note de recherche : Les informations généalogiques peuvent évoluer lorsque de nouvelles sources sont découvertes.

Les dates et les filiations doivent être confrontées aux actes originaux chaque fois que possible.

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